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La grasse matinée est la bienvenue, suivie des derniers moments apaisants au bord des eaux limpides du lac, promenade en amoureux le long d’un chemin charmant, sous un sous-bois charmant, longeant un torrent charmant, bordé de charmantes fleurs multicolores. Seules les charmantes poubelles sauvages, laissées par les Russes, pas encore initiés aux subtilités du tri sélectif, nous rappellent que nous ne sommes pas au Paradis sur Terre. Sur la route du retour vers Irkoutsk, nous nous arrêtons au musée de l’architecture du bois, un endroit où ont été rassemblées différents exemples de constructions traditionnelles : fortin, église, maisons d’habitation, yourtes, entièrement en bois. Intéressant, mais rien à voir avec la finesse et l’élégance des constructions de Kiji, dans le grand nord, sur le lac Onega. Une fois revenus en ville, un tour de ville, d’abord en bus, puis à pied, nous permet de découvrir quelques uns des principaux aspects de la ville (trois fois le mot « ville » en deux lignes, c’est pas terrible) : quelques églises, des bâtiments de l’époque soviétique, la « maison aux jambes » (imposant bâtiment administratif construit sur d’énormes piliers en béton, commencé et jamais fini : si on poursuit les travaux, il s’effondre, si on le démolit, les maisons voisines s’écroulent avec)… Le soir, nous dînons dans un restaurant caché
dans une très belle cave voûtée. À un bout
de la salle, un grand feu de cheminée et à l’autre
un gros appareil de climatisation : c’est la lutte entre le chaud
et le froid. L’animation musicale est assurée par un couple
de jeunes chanteurs, mais il n’y a pas grand monde dans la salle,
à part notre groupe, pour apprécier leur talent. Sur la
table, d’élégants flacons en verre transparent contiennent
un joli liquide ambré. Au nez, le parfum est agréable,
mais en bouche, « ça décoiffe » ! C’est
du samagon, mais à l’inverse de celui de midi dans sa bouteille
cachetée, celui-ci semble de provenance plus artisanale : à
l’origine, le samagon est l’alcool distillé à
la maison, plus ou moins clandestinement, et qui titre toujours plus
que de la vodka, réglementairement bloquée à 40°.
Après le repas, un petit tour au cybercafé, une petite
balade digestive au bord de l’Angara et au dodo : demain le train
pour Oulan Bator part de bonne heure. |
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